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StElles
Des stèles
monolithiques de Carnac aux femmes d’ici, d’ailleurs et d’avant,
il y une parenté de profils que Chantal Hardy a saisie pour cet
hommage rendu à ses sœurs.
Toutes
semblables mais jamais identiques, ces silhouettes de pierre ou
de chair, celtiques ou orientales, antiques ou actuelles,
l’artiste les a taillées dans l’acier comme pour affirmer plus
encore sa détermination.
Par essence,
si la stèle marque le temps et l’espace, comme un appel
silencieux pour préserver la mémoire de l’oubli, en nombre leur
alignement transcende ses éléments pour renforcer leur pouvoir
d’évocation. Ces réflexions faites, Chantal Hardy, la
lithographe, a empoigné les outils du sculpteur. Les femmes
(voilées) de ses estampes ont alors acquis une troisième
dimension tout en gardant de leur multiplicité. Face à
l’installation monumentale de ses StElles, symboles
d’autant d’identités niées ou déniées, Chantal Hardy leur a
opposé une série de gravures comme tout autant de regards
tournés vers un ciel d’ouverture.
Les pieds
sur terre mais les yeux dans les nuages, des rêves plein la tête
face à leur conditions (in)humaines, ces femmes devenues stèles,
figées tant par le matériau de l’artiste que par les diktats des
coutumes, se veulent pourtant vecteur d’émancipation. Au
spectateur de parcourir leur dédale, d’apprécier la réflexion
qu’elles imposent, le sacré qu’elles induisent pour partager,
avec l’artiste et ses sœurs, pensées et émotions.
Si l’œuvre,
porteuse de sens au-delà de l’esthétisme, n’est pas banale, la
démarche qui l’accompagne emboîtera ses pas.
Loin de
diviser suivant la culture ou la fortune, elle veut rassembler.
Dans un premier temps, StElles, dans son ensemble
souhaite s’inscrire dans un parcours, d’une communauté à
l’autre, d’une entité à son pendant, d’une région à sa jumelle.
Des accords s’élaborent avec les lieux susceptibles de la
recevoir.
Parallèlement, StElles, voudrait aussi faire partager ses
ambitions et permettre à chacun de participer à sa démarche par
le parrainage de ses composants. C’est ainsi que chaque
StElles se propose à l’adoption via une souscription ouverte
à la fois aux personnes et aux institutions. L’œuvre définie
pourra alors être suivie par son acquéreur dans ses diverses
manifestations publiques avant son accueil à l’endroit qu’il
aura choisi pour elle. Au final, la dispersion des StElles,
devrait aboutir à la formation d’une sorte de réseau unifié par
une convergence de pensées. Fin de son aventure artistique et
début d’une autre.
Voir aussi
cultureplus.b
Programme
(actuel) d'expositions :
-
Novembre
2006 : Eglise St. Lambert de Verviers en collaboration avec
la Galerie Arte Coppo
-
Printemps 2008 : Centre de la Gravure de la Communauté
française à La Louvière dans le cadre de l'exposition de
femmes "Cris et chuchotements".

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