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Première étape :

Découverte des StElles. Installation de 15 sculptures en acier Corten de 150 à 210cm de hauteur disposées de façon rigoureuse, elles permettent aux spectateurs de devenir acteurs, stèles parmi les StElles. Chaque StElles s’encre et s’impose d’elle même.

Découverte de la deuxième salle, 

passage des bases de l’édifice aux « rêves plein la tête ». De grandes formes posées sur le mur comme des papillons.

Évolution d’une recherche commencée en 1998

 

 

StElles

 Des stèles monolithiques de Carnac aux femmes d’ici, d’ailleurs et d’avant, il y une parenté de profils que Chantal Hardy a saisie pour cet hommage rendu à ses sœurs.

Toutes semblables mais jamais identiques, ces silhouettes de pierre ou de chair, celtiques ou orientales, antiques ou actuelles, l’artiste les a taillées dans l’acier comme pour affirmer plus encore sa détermination.

Par essence, si la stèle marque le temps et l’espace, comme un appel silencieux pour préserver la mémoire de l’oubli, en nombre leur alignement transcende ses éléments pour renforcer leur pouvoir d’évocation. Ces réflexions faites, Chantal Hardy, la lithographe, a empoigné les outils du sculpteur. Les femmes (voilées) de ses estampes ont alors acquis une troisième dimension tout en gardant de leur multiplicité. Face à l’installation monumentale de ses StElles, symboles d’autant d’identités niées ou déniées, Chantal Hardy leur a opposé une série de gravures comme tout autant de regards tournés vers un ciel d’ouverture.

Les pieds sur terre mais les yeux dans les nuages, des rêves plein la tête face à leur conditions (in)humaines, ces femmes devenues stèles, figées tant par le matériau de l’artiste que par les diktats des coutumes, se veulent pourtant vecteur d’émancipation. Au spectateur de parcourir leur dédale, d’apprécier la réflexion qu’elles imposent, le sacré qu’elles induisent pour partager, avec l’artiste et ses sœurs, pensées et émotions.

Si l’œuvre, porteuse de sens au-delà de l’esthétisme, n’est pas banale, la démarche qui l’accompagne emboîtera ses pas.

Loin de diviser suivant la culture ou la fortune, elle veut rassembler. Dans un premier temps, StElles, dans son ensemble souhaite s’inscrire dans un parcours, d’une communauté à l’autre, d’une entité à son pendant, d’une région à sa jumelle. Des accords s’élaborent avec les lieux susceptibles de la recevoir.

Parallèlement, StElles, voudrait aussi faire partager ses ambitions et permettre à chacun de participer à sa démarche par le parrainage de ses composants. C’est ainsi que chaque StElles se propose à l’adoption via une souscription ouverte à la fois aux personnes et aux institutions. L’œuvre définie pourra alors être suivie par son acquéreur dans ses diverses manifestations publiques avant son accueil à l’endroit qu’il aura choisi pour elle. Au final, la dispersion des StElles, devrait aboutir à la formation d’une sorte de réseau unifié par une convergence de pensées. Fin de son aventure artistique et début d’une autre.

Voir aussi cultureplus.b

Programme (actuel) d'expositions :

  • Novembre 2006 : Eglise St. Lambert de Verviers en collaboration avec la Galerie Arte Coppo

  • Printemps 2008 : Centre de la Gravure de la Communauté française à La Louvière dans le cadre de l'exposition de femmes "Cris et chuchotements".

 

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©Colette Pitance