Ernesto aux étoiles ne
parle que de voyages
Son regard n’est plus qu’une flaque de souvenirs
Ici on le surnomme le vieillard du naufrage
S’accrochent à ses ongles des goémons de cire
Il place son fauteuil face à l’océan
Aux premières somnolences de l’aurore poivrée
Il caresse les dentelles de l’écume de sang
Qui humecte sa mémoire de joies évaporées