Est-il besoin de rappeler,
Cette merveilleuse histoire,
Qui eut lieu un soir,
A côté des rochers ?
Si tu insistes encore,
Je ne résisterais pas,
A te dévoiler le sort,
De ces deux animaux là.
C’était une belle matinée,
Pour le cygne, pas encore levé,
Le soleil se reposait dans les nuages,
Magnifiant ce modeste paysage.
Un grognement terrible le réveilla brusquement,
Il s’agissait d’un petit loup qui feignait d’être
grand,
Le cygne resta assis, et le louveteau, de sa grandeur
supérieure,
Esquissa un sourire mesquin, et lui dit d’un air
rieur :
« Tu es si petit, et si faible dans cette nature,
Qu’un jour une malfaisante créature,
Te dévorera en une bouchée, en guise d’apéritif
Mais, je ne veux pas te tuer aujourd’hui, ne sois pas
craintif »
Le cygne ne répondit guère,
A cette provocation en l’air
Il vit s’enfoncer le louveteau dans la forêt,
Il ne devait pas savoir où il allait.
Le soir arriva et le cygne perçu distinctement,
Les pleurs d’un peureux garnement,
Le louveteau était prés du rocher,
Il avait perdu ses parents et ses larmes perlaient.
Le cygne s’approcha, étendit son cou en hauteur,
Et le petit loup vit sa vraie valeur,
« Tu te demandes d’où me vient ce don
De pouvoir voir à ma guise, l’horizon
Les cygnes ont un long cou,
Car nous réfléchissons beaucoup,
Et quand la réponse nous échappe irrémédiablement,
Nous regardons la nuit étoilé pendant de longs
instants »
« Vois-tu ? Cette étoile t’indiquera le chemin,
De ton foyer, de tes proches,
J’en ai fini de mes reproches,
Je te laisse retourner chez toi avant le matin »
Le louveteau regarda ce sage,
Les yeux suaient de remerciements,
Il l’admirait et en témoignage,
Tendit le cou en partant.
Il voulait maintenant se servir de sa tête,
Et trouver des réponses parfois loin de sa planète.
Une rumeur raconte qu’une nuit étoilée,
Un enfant croisa un vieux loup épuisé,
Qui, de son long cou astronomique, fixait
Les astres sur un petit rocher,
Il la vit partir telle une étincelle,
Filante, rejoignit le tableau du ciel.