Colette Pitance est
née à Namur (Belgique) en 1965 et vit à Verviers (Belgique) depuis 1991.
Depuis février 1993 elle est membre de l'ASBL Silences, les Dunes!
D’aussi loin qu’elle
se souvienne, Colette voulait être « dessinatrice », elle dessinait
interminablement, tenant un papier et un crayon dans le havre du
silence.
A 12 ans, elle
s’inscrit au cours du soir de l’Académie des Beaux-Arts de Namur, où
elle gagne un concours. Voilà un signe d’encouragement à choisir, à 15
ans, le parcours des Humanités Artistiques. Elle y découvre les
différents métiers des arts plastiques et se sent extraordinairement
accompagnée par un professeur de sculpture passionné, enthousiaste et
respectueux de la moindre proposition créative :
Serge Gangolf. Elle le
suit à Saint Luc Liège durant deux ans, façonnant la terre et le plâtre.
Puis l’Académie des
Beaux-Arts de Bruxelles l’accueille et lui apprend le rapport à la
pierre. Dans cette école, où l’individualité de l’artiste est reconnue,
elle réussit avec distinction, et toujours avide d’apprendre, se
réinscrit au cours de dessin.
Elle enseigne en
intérimaire à l’académie de Bruxelles puis à celle de Verviers,
participe à diverses expositions collectives. Actuellement professeur au
CEFA de Seraing (Centre d’Éducation et de Formation en Alternance),
elle y construit ses cours et élargit ses champs de compétences.
Dans la création,
elle a passé l’une de ces périodes douloureuses et riches de contenus,
d’opposition aux pressions, de refus de l’obligatoire, de vide supporté
dans le face à soi-même.
De la rencontre avec
d’autres arts : la littérature, la parole et le chant, surgit une
nouvelle veine d’exercices de recherches et de créations plus personnels
et porteurs d’un nouveau langage imaginaire.
Myriam Bughin
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PITANCE, subst. fém.
(atilf.atilf.fr)
A.
Vx.
Portion, ration de pain, de vin, de viande,
distribuée à chaque repas dans une communauté (en particulier
religieuse). Bonne, maigre pitance; double pitance;
retrancher (de) la pitance. Tout chef qu'il était, Rancé ne
s'accorda aucune des préférences de ses devanciers, il se contentait de
la pitance commune (CHATEAUBR., Rancé, 1844, p.151).
Il trouva là le frère oblat, partageant la pitance du couvent
avec sa maîtresse (SAND, Beaux MM. Bois-Doré, t.2, 1957,
p.53). V. pitancier rem. infra ex.
B.
P.
ext., vieilli, fam. et de nos jours péj., iron. ou littér.
Nourriture nécessaire à la subsistance;
ration, portion de chacun pour un repas, une journée. Synon. part. pitance quotidienne. Un pauvre diable qui, après avoir mangé sa
maigre pitance, achevait de dîner en dévorant des yeux le festin
pantagruélique de son voisin (HUGO, Rhin, 1842, p.235). Mon départ augmentait la
pitance de chacun de mes frères
(ABOUT, Roi mont., 1857, p.9). C'est en implorant sa puissance
[du nom de la Vierge] que les mendiants tendent la main,
et que les jeunes clercs s'en vont de maison en maison quêter leur pitance journalière (THARAUD,
Passant Éthiopie, 1936,
p.147).
P. métaph. Balzac
(...) attendait en affamé sa ration et
comme sa pitance d'éloges (SAINTE-BEUVE, Port-Royal,
t.2, 1842, p.50):

Certains lisent
méthodiquement. D'autres oublient de vivre pour prendre des notes
savantes (...). D'autres encore vivent dans la fiction. Tous, nous
sommes dans l'imaginaire et quel drôle de cortège qui défile
clopin-clopant et parade, des esprits très divers, mais tous avançant au pas du canard chinois et barbotant du bec à la recherche de Dieu
sait quelle maigre pitance mentale...
CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p.385.