Vaste question a
laquelle beaucoup on tenté de répondre depuis des siècle. La réponse n’a pas
toujours été la même selon les époques où les régions.
Je n’ai pas la
prétention d’y trouver une réponse universelle ni même adaptée à mon pays et
mon époque. Je tente juste d’apporter une réflexion pour les lieux où
j’évolue. Des lieux où se côtoient artistes professionnels et amateurs.
Je dois avouer
qu’au cours de ma carrière d’artiste la réponse que j’ai pu donner à cette
question a connu quelques variations.
Aujourd’hui je
parle volontiers du rôle de l’artiste témoin de son époque ou en réaction
avec son époque.
J’ai une grande
admiration pour les artistes qui ont eu le courage de donner un grand coup
de pied dans la fourmilière. Je pense à Malevitch avec son « carré blanc sur
fond blanc » ou à Duchamp avec sa « fontaine ».
Mais j’ai aussi un
grand respect pour les artistes qui très humblement partagent leurs émotions
face aux petites choses du quotidien. Et tout autant d’admiration pour ceux
qui traduisent leurs émotions par des jeux de formes et de couleurs.
Mais quels que soit
la démarche ou le mode d’expression, l’important est l’honnêteté.
L’honnêteté de l’artiste vis-à-vis de lui-même. Qu’il examine et accepte ses
émotions.
L’honnêteté
vis-à-vis du public en transmettant la vérité de ses émotions.
L’artiste ne doit
pas chercher à plaire, il doit être vrai. Il doit être lui-même.
En faisant cela, il
ne touchera qu’une partie du public, certes ; il s’attira le dédain de
certains. Qu’importe ? Son œuvre sera riche.
Riche de tout ce
que peut-être un être sensible. Riche de ce son environnement imprime sur
lui, de ce que son entourage lui apporte, de ce que ses relations avec les
autres font de lui. Que se soit joie ou souffrance, tristesse ou colère.