Au commencement, il
y eu une vieille boîte à cigares en bois, avec des crayons de couleur déjà
bien usés par mes aînés. Une gomme avec un bout bleu et l’autre rouge. Un
taille crayon qui fait semblant…
Au jardin d’enfant,
il y avait la même boîte. Mais plus grande. Il en fallait des crayons pour
tous les enfants.
Vint le jour de
l’entrée à la grande école.
Une boite de 12
crayons qui n’ont jamais servi à personne et qui sont pour moi toute seule !
Dessinant toujours
avec autant d’acharnement j’acquis le droit d’accès à la boite de 36
crayons. Qu’est-ce que c’est joli toutes ces couleurs bien rangées !
Arrivent les choses
sérieuses : l’Académie. Pas encore la vraie, juste celle pour les enfants.
Mais quand même l’Académie. Cela correspond à une boite de 24 crayons de
couleur Caran d’Ache aquarellables. Ca c’est quelque chose !
C’est dit une fois
pour toute. Je serai dessinatrice !
Cette fois c’est
l’Académie des grands. Ça ne rigole plus. Encre. Fusain. Pastel. Gouache.
Acrylique.
Et mes crayons de
couleur m’sieur ? Pfff ! Laissons cela.
L’Académie
« royale ». Sculpture. Ebauchoir. Burin. Marteau. Gradine. Bréchet.
Boucharde.
Les crayons dorment
dans le fond d’un tiroir.
La vie va. Les
évènements se passent. Fusains, pastel, peintures, encres, outils rejoignent
les crayons dans le petit meuble.
Jour d’ennui. Je
chipote. Je cherche. J’ouvre les tiroirs. Les pastels en sortent. Ensuite
les encres et les peintures.
Et là dans le
fond ? Un simple souvenir d’enfance…
Internet.
On parle crayon de
couleur ici ?
Tiens ! Qu’est-ce
qu’il peut bien y avoir à dire là-dessus ?
Est-ce que dans le
tiroir il y a toujours… ?
Un trait sur une
feuille. Ah ! C’est agréable. Encore quelques traits. Ça écrit comme mes
plumes et mes pinceaux !
Quelques dessins.
Pas assez de
couleurs ! Je veux plus de crayons !
Il y a différentes
sortes ? Faut que j’essaye !
Il y en a des bons
au Canada ? J’en veux !